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Ce grand tableau (2 m x 4 m), qui avait pour but d’accompagner le projet paroissial en 2004 « Mieux comprendre la messe pour mieux y participer » ,
est installé dans la salle EMMAÜS de notre église

Il est l’œuvre de Christian GODOT, habitant de Villeneuve-La-Garenne.
Sur fond de Villeneuve, il nous rappelle le sens du récit des pèlerins d’Emmaüs et le sens de la messe.

Messe = rassemblement pour repartir là où nous vivons

Ce tableau a été demandé à Christian Godot sur le thème «La messe est un rassemblement pour repartir là où nous vivons… ». L’auteur nous donne, ci-après, quelques clés de lecture de son tableau, qui est une relecture du récit des pèlerins d’Emmaüs.

Quelques clés de lecture du tableau

Le fond du tableau suggère Villeneuve : à gauche le pont vers l’Ile St Denis, au centre les maisons du cours de Verdun et à droite La Caravelle. L’Eucharistie est là pour transfigurer le quotidien de nos vies c’est pourquoi il m’a semblé bon de ne pas représenter l’église mais plutôt deux images de quartier.

Les couleurs brun et jaune reprennent les harmonies qui forment le mur derrière l’autel de l’église St Joseph, composé de briques de toutes nuances.

En partant de la gauche du tableau…

...sont représentés les disciples qui «faisaient route et parlaient ensemble».

Les trois personnages sont presque indifférenciés, si ce n’est qu’un seul parle et les deux autres écoutent. C’est que les pèlerins n’ont pas reconnus le Christ à ses paroles ; mais plus tard, à ses gestes.

Les visages ne sont pas précisés ... II ne s’agit pas de savoir qui discute; d’ailleurs l’Evangile ne nous donne qu’un seul nom: Cléophas.

Peut-on reconnaître un homme à son apparence? N’est-ce pas plutôt à la trace qu’il laisse que l’on peut dire qui il était?

J’ai abandonné la figuration pour ne garder que la silhouette un peu comme l’ombre, une trace, une altération signe d’altérité. Ici peu importe qui parle et qui écoute, il faut simplement faire percevoir la qualité d’écoute des deux pèlerins et la qualité de parole de celui qui explique; d’où le geste de la main.

La couleur orange vif à leurs pieds : « notre coeur n ‘était il pas tout brûlant au-dedans de nous tandis qu ‘il nous parlait en chemin et qu ‘il nous expliquait les Ecritures? » Luc 24.32

Puis au centre, la Croix.

Au point focal du tableau: la Croix, le Christ sans qui rien n’a de sens... sans le regard de la Foi.

Le cercle, pour moitié c’est le pain rompu pour l’autre c’est le Corps mystique, c’est à dire l’Eglise d’où naît la lumière: « leurs yeux s ‘ouvrirent et ils le reconnurent, mais il avait disparu » Luc 24.31

Le pain est rompu car c’est de la rupture « Mort / Résurrection » que s’opère le mystère pascal « II prit le pain .. . dit la bénédiction ... le rompit et leur donna ».

Les deux personnages repartent vers la droite, comme poussés par le souffle de l’Esprit: «ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem ».

Enfin à droite de l’hostie, les deux pèlerins …

L’hostie, ronde une forme de plénitude qui résume le monde.

A droite, les deux pèlerins vont vers la Caravelle dont on voit un détail de façade, la foule les attend ... Jérusalem, ville du départ et ville d’arrivée.

En réponse à l’image du pont qui figure le passé, l’immeuble de La Caravelle figure le présent, l’aujourd’hui.

L’ellipse montante, c’est le souffle de l’Esprit

Les traces en forme d’ellipse montante, c’est le souffle de l’Esprit qui permet le regard de la foi et qui donne l’élan à toute action. Il indique que l’eucharistie est un retour en arrière (un mémorial) qui permet de rebondir dans l’aujourd’hui.

Les traits de l’ellipse sont concentrés dans le passé parce qu’il n’y a qu’une source: le Christ; mais s’ouvrent de manière dynamique vers l’aujourd’hui, le temps de repartir là où nous vivons pour que nous y soyons des lumières; le Corps du Christ.

Aussi les deux personnages sont-il en blanc, transfigurés par le souffle de l’Esprit.

A gauche, le pont de l’avenue de Verdun: c’est l’entrée de ville.

Un rappel de la position de Villeneuve-la-Garenne par rapport à la Seine. Cette image coïncide avec le point de départ de l’ellipse: un enracinement dans le passé.

La mission commence dès la fin de la messe.





Pèlerins d’Emmaüs, pèlerins de Villeneuve
(extrait de l'Evangile de St Luc)

Le troisième jour après la mort de Jésus, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient de tout ce qui s'était passé.

Or, tandis qu'ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s'approcha, et il marchait avec eux.

Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas.

Jésus leur dit: "De quoi causiez-vous donc, tout en marchant? ".

Alors ils s'arrêtèrent, tout tristes. L'un des deux, nommé Cléophas répondit : " Tu es bien le seul, de tous ceux qui étaient à Jérusalem, à ignorer les événements de ces jours-ci. ".

Il leur dit : "Quels événements? ".

Ils lui répondirent: " Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth : cet homme était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Les chefs des prêtres et nos dirigeants l'ont livré, ils l'ont fait condamner à mort et ils l'ont crucifié. Et nous qui espérions qu'il serait le libérateur d'Israël! Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c'est arrivé. A vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre groupe. Elles sont allées au tombeau de très bonne heure, et elles n'ont pas trouvé le corps ; elles sont même venues nous dire qu'elles avaient eu une apparition: des anges, qui disaient qu'il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l'avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu." Il leur dit alors " Vous n'avez donc pas compris! Comme votre coeur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes! Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire? ".

Et, en partant de Moïse et de tous les prophètes, il leur expliqua, dans toute l'Ecriture, ce qui le concernait.

Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d'aller plus loin. Mais ils s'efforcèrent de le retenir : " Reste avec nous: le soir approche et déjà le jour baisse. ".

Il entra donc pour rester avec eux.

Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.

Alors ils se dirent l'un à l'autre: " Notre coeur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Ecritures? ".

A l'instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.

Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent: " C'est vrai! Le Seigneur est ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. ".

A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain.